Vous pensez manger sainement en consommant des fruits et légumes ? Pourtant, une récente étude britannique révèle que certains aliments du quotidien sont contaminés par des substances chimiques dangereuses : les PFAS. Ces « polluants éternels » s’accumulent dans l’environnement et se retrouvent dans nos assiettes, avec des effets potentiellement néfastes sur la santé.
Les PFAS, ces substances invisibles mais persistantes
Les PFAS (substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées) sont des composés chimiques utilisés depuis les années 1940 pour leurs propriétés imperméabilisantes et antiadhésives. On les retrouve dans les poêles antiadhésives, les emballages alimentaires, les textiles ou encore certains pesticides. Le problème ? Ces substances se dégradent extrêmement lentement et s’accumulent dans l’eau, les sols… et donc dans notre alimentation.
Une exposition prolongée aux PFAS est associée à divers problèmes de santé, notamment des risques accrus de cancer du rein et des testicules, des troubles du foie et du système immunitaire, ainsi qu’une augmentation du taux de cholestérol.
Quels sont les fruits et légumes les plus contaminés ?

Une étude menée au Royaume-Uni par le comité consultatif sur les résidus de pesticides a révélé que plusieurs fruits et légumes contiennent des résidus de PFAS à des niveaux préoccupants. Voici les principaux aliments concernés :
- Fraises : 95 % des échantillons testés contiennent des résidus de PFAS.
- Raisins : 61 % des échantillons sont contaminés.
- Cerises : 56 % des échantillons montrent la présence de PFAS.
- Épinards : 42 % des échantillons en contiennent.
- Tomates : 38 % des échantillons sont concernés.
Les haricots, concombres, pêches et abricots ne sont pas en reste, avec au moins 15 % des échantillons testés affichant des traces de PFAS. Selon les experts, si ces niveaux ne dépassent pas toujours les limites autorisées, leur accumulation dans l’organisme reste une source d’inquiétude.
Comment limiter son exposition aux PFAS ?
Même si les PFAS sont omniprésents, il est possible de réduire son exposition en adoptant quelques gestes simples :
En plus de contaminer les aliments, certains produits du quotidien, comme cet ustensile de cuisine libère chaque jour un poison invisible dans vos plats, aggravent l’exposition aux PFAS.
- Laver soigneusement les fruits et légumes pour éliminer une partie des résidus de surface.
- Privilégier le bio et les circuits courts, qui limitent l’usage de pesticides contenant des PFAS.
- Utiliser des filtres à eau pour éviter l’ingestion de PFAS via l’eau potable.
- Éviter les ustensiles de cuisine traités avec des revêtements antiadhésifs susceptibles de libérer ces substances.
Vers une interdiction des PFAS ?
Face aux risques pour la santé et l’environnement, de nombreuses organisations internationales appellent à une régulation plus stricte de l’usage des PFAS. En Europe, certaines mesures visent à interdire progressivement ces substances, mais leur présence généralisée dans les écosystèmes rend leur élimination très complexe.
En attendant une réglementation plus ferme, la meilleure protection reste l’information et l’adoption de gestes simples pour limiter l’exposition à ces substances toxiques. Car si les PFAS sont invisibles, leurs effets, eux, sont bien réels.
