Faites-le vous-même ! La belle idée de la communauté, du partage et de l’aide aux autres est apparue !

une femme qui réfléchie au prochain projet DIY
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Dans les années 1960, le concept du “do-it-yourself” (diy) a été introduit aux États-Unis. Il a été inspiré par le mouvement hippie et ses communautés. Le concept a été introduit en Europe par Enzo Mari, un architecte et designer italien. Il distribuait des plans pour fabriquer des meubles en bois, ce qui était un peu utopique à l’époque. Le Massachusetts Institute of Technology (MIT), à la fin des années 1990, a repris l’idée avec les “fablabs” (laboratoires de fabrication), des centres de fabrication ouverts où la collaboration est essentielle.

La culture diy est désormais une tendance populaire.

Aujourd’hui, des milliers de jeunes femmes adoptent l’idée du bricolage. La culture diy, qui signifie littéralement “faites-le vous-même”, est plus qu’une tendance de mode. C’est une forme d’art de vivre. “Lorsque Créations & savoir faire a été lancé en 1996, il était conçu pour le travail des femmes”, explique christel laval (directrice du salon). Aujourd’hui, c’est toute une génération qui “cherche et assume la satisfaction de faire quelque chose soi-même”, explique Aurélia henry, boutique henry&henriette. “Nos grands-mères ont tricoté, nos mères ont appris, mais elles n’avaient pas vraiment l’envie de le faire. On a sauté une génération. ” Il n’y a pas eu de transmission directe “, explique raphaelle ronin (30 ans), qui a repris la ” cousine “, une ancienne mercerie parisienne. Cet engouement a créé un tout nouvel univers de vie avec de nouveaux lieux de créativité.

La grande communauté du “making”

Pour mesurer leur impact, il suffit de taper ces trois lettres (“diy”) sur le premier moteur de recherche. Près de 3,5 milliards de réponses ont été obtenues (près de 2 millions pour “do-it-yourself”). Vous pouvez trouver des tutoriels de bricolage, des recettes et d’autres informations utiles dans les magazines féminins, les magazines de décoration et les magasins bio.

Pour mesurer leur impact, il suffit d’écrire ces trois lettres “diy” (abréviation de “do it yourself”) sur le premier moteur de recherche. Près de 3,5 milliards de réponses ont été obtenues (près de 2 millions pour “do-it-yourself”). Vous pouvez trouver des tutoriels de bricolage, des recettes et d’autres informations utiles dans les magazines féminins, les magazines de décoration et les magasins bio.

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Distribution de produits biologiques et naturelsLes consommateurs de produits biologiques en première ligne

Qu’en est-il des magasins bio ? Notre partenaire bio panel a mené une enquête auprès des consommateurs de produits bio qui font principalement leurs achats dans les réseaux spécialisés pour connaître la vérité. Plus de 85% d’entre eux sont intéressés par le bricolage (46,9% ont créé leurs propres produits/ 39,9% sont intéressés). 5,4% d’entre eux déclarent ne pas y connaître, mais pourraient être intéressés. Seuls 7,8% des répondants disent ne pas connaître cette tendance et préfèrent acheter des produits “prêts à l’emploi”.

Motivations

Il existe de nombreuses raisons de faire du diy. Parmi elles, le contrôle des ingrédients, les économies et le plaisir de le faire soi-même. L’envie de se détendre est la première motivation des Français à s’engager dans des activités créatives (43%), suivie par la fierté de pouvoir créer quelque chose de ses propres mains (37%), comme l’indique virginie Pez-perard, sociologue à Libération. Elle souligne que le diy est aussi un engagement citoyen. On connaît la composition des produits et les conditions de leur fabrication. Cet argument est souvent utilisé par ceux qui croient aux cosmétiques sans en avoir besoin. Sauveur Fernandez affirme que le “faire” rend plus sensible aux matières premières et au processus.

Ces motivations ont également été identifiées parmi les adeptes du bio qui ont été interrogés par le panel bio. Ils disent faire du diy pour le plaisir de le faire eux-mêmes (25,93%) et pour apprendre les ingrédients (23,46%). La première motivation est à près de 30% pour des raisons écologiques.

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Le retour à la cuisine

Le fait maison fait son retour en force en raison des restrictions. Selon un sondage ifop, 47% des Français cuisinent plus qu’avant la crise. Ce taux monte à 60% pour les plus jeunes (18-34 ans). Kantar a constaté que 27% des ménages avouent préparer des plats qu’ils ne savent pas faire. Ils se mettent aussi à faire du pain et de la pâtisserie, comme en témoignent les hausses spectaculaires des ventes de farines (+135% par an), de levure et de sucre aromatisé (+148%) et de desserts (+60%), ce qui place ces produits en tête de toutes les catégories de la grande distribution, toutes catégories confondues”, indique une étude de franceagrimer4 sur l’impact covid-19. L’étude note également qu’au-delà de ces records, la tendance au bricolage se traduit également par une augmentation des achats, par rapport à la même période de 2019, pour les grandes catégories de produits de base comme le lait, les œufs et le sucre, le beurre, la crème fraîche et le fromage.

Les magasins bio en ont également vu les effets, comme le montre l’augmentation des ventes d’ingrédients alimentaires comme les oeufs frais pour la préparation oeuf dur.

Les résultats de l’enquête du panel bio montrent qu’il y a eu des changements dans les habitudes de consommation. 43,05% des personnes interrogées ont déclaré avoir acheté plus de produits frais depuis les derniers cantonnements. Les légumes sont les plus populaires. Les produits bio sont la catégorie de produits bio la plus populaire. 10,6% indiquent qu’ils achètent plus de produits en vrac.

Selon Kantar, les “champions du diy” sont les jeunes (30% ont moins de 35 ans). Il est important de rappeler que cette enquête est centrée sur le diy dans les domaines de la beauté et de l’entretien. L’enquête a été réalisée avec un panel bio et porte sur le diy dans sa globalité. Elle sonde également les consommateurs de produits bio, qui ont tendance à acheter principalement dans les magasins bio. L’âge des répondants révèle un profil différent pour les adeptes du “fait maison”. La majorité des répondants sont des femmes à 87,91% (12,09% pour les hommes), et plus de la moitié ont plus de 51 ans. Leur âge varie de 41 à 50 ans avec 27,91%, à plus de 61 ans (26,0%), à 51 à 60 ans (25,65%), et à entre 51 et 60 ans (25,65%). La marche est fermée pour ceux qui ont entre 31 et 40 ans (16,51%), et entre 20 et 30 ans (4,19%) Leur lieu de résidence est à 33,49% dans les villes de 2 000 à 20 000 habitants, à 24,65% pour les villes de 20 000 à 100 000 habitants, et à 20,93% dans les régions rurales. Moins de 7% d’entre eux vivent à Paris et moins de 14% dans des villes de plus de 100.000 habitants.

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Quelles sont les perspectives d’avenir ?

Sauveur Fernandez prédit que si le marché du diy est encore une niche, la tendance va se répandre.

Le “Do-it yourself” semble être une tendance populaire. Les personnes qui sont dans cet état d’esprit vont continuer à le faire, tandis que d’autres vont trouver une vocation”, affirme Rémy Oudghiri (directeur général de sociovision) dans Les Echos5. L’Obsoco6 estime que s’intéresser au “faire” est une façon de s’inscrire dans le modèle de consommation émergent. C’est une source d’inspiration pour le développement de nouveaux marchés, pour le renouvellement de la relation client dans un sens plus conforme aux aspirations du consommateur d’aujourd’hui, et enfin, pour la création de nouveaux modèles économiques.

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